1914-1918

À Stambruges, contrôle allemand des papiers d’identité de MM. Dramais et Amorison.

BELOEIL – Depuis sa création en 1830 et lors du conflit de 1870, la Belgique a toujours pu rester neutre. Au grand étonnement des Belges, l’invasion de 1914 a violé ce principe sacré.

Alors qu’en cette fin juillet 1914, au château de Belœil, se réunissait la noblesse à l’occasion du centenaire du prince de Ligne, quelques jours plus tard, appel à mobilisation des troupes était lancé. Finie l’insouciance de la Belle Époque, le monde éclate.

Revenant de la bataille de Mons où ils se sont battus contre les Anglais, les Allemands s’installent à Belœil. En nombre, ils logent dans les familles belœilloises. Dans un premier temps, fermées, les usines et bonneteries sont contraintes de reprendre leurs activités au profit des occupants, au grand dam des habitants qui rechignent à travailler pour l’ennemi.

Les Allemands construisent aussi un aérodrome au niveau du carrefour du Lancier et un poste de commandement, dont le pouvoir se substitue à celui des autorités locales.

Fin 1916, les conditions d’occupation se durcissent. Les chômeurs risquent à tout moment le travail obligatoire en Allemagne ou vers les zones de front. Les recensements sont nombreux, violents. Les cartes d’identité deviennent obligatoires même pour se rendre à l’école à Péruwelz. Le risque de représailles est omniprésent. C’est le règne de la terreur. Il est interdit de circuler à vélo ou en auto ou de prendre des photos. Une monnaie est même créée localement pour pallier le manque de liquidités.

Le réseau de la Rose Blanche s’organise mais la présence massive de soldats allemands freine sa progression. En opposition au régime, un journal, La Libre Belgique, circule sous les manteaux.

À l’hiver 1918, l’hiver est rude, la faim taraude le peuple, les Allemands agissent durement sous la pression du front. Sur les champs de bataille, les combats meurtriers font tomber les soldats dont les monuments aux morts, érigés très rapidement après la guerre, sont les témoins.

La source: http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20140127_00423724

BELOEIL – Depuis sa création en 1830 et lors du conflit de 1870, la Belgique a toujours pu rester neutre. Au grand étonnement des Belges, l’invasion de 1914 a violé ce principe sacré.
LAVENIR.NET