Il est prêt. Il s’appelle « Jules et Ambroise « . Paule Ma , Romancière

 

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Voilà, je l’ai fini. Il est prêt

C’est pour avant Noël.

C’est pour la semaine prochaine.

 Il s’appelle « Jules et Ambroise ».

C’est un roman.

« Jules et Ambroise » n’est pas mon histoire.  Mais j’y suis quand-même un
peu présente, un peu derrière chaque personnage.

C’est une histoire qui se passe ici, entre Bruxelles et le Hainaut, avec des
gens de ma génération.

 

Ce deuxième roman est une trace,

une trace de mon envie d’écrire,

une envie qui m’a prise quand je vivais encore au Mexique,

une envie d’écrire, d’inventer une longue histoire.

une envie qui s’est concrétisée en 1998 avec un premier roman,  « la Vraie
Vie de la Ville », une histoire qui se passait au Mexique.

 

Puis, je me suis remise à écrire.  J’aime ça.

J’ai écrit quand j’avais le temps, quand l’envie était bonne. 

J’ai abandonné.  Puis j’ai repris la plume.  Ici, c’était plutôt
l’ordinateur. 

J’ai hésité.  J’ai reporté.  Plusieurs fois.

Puis, j’ai décidé que ce serait pour cette année. J’y arrive.

Le titre de ce nouveau roman : « Jules et Ambroise ».

 

Le roman, édité à compte d’auteur, sera déposé chez Decalonne à Tournai, au
salon de thé « Couleur des thés », rue Royale, à Tournai, à la boulangerie
Degaute à Stambruges, à la Librairie de la Place à Quevaucamps, ainsi que
dans d’autres lieux que je vais contacter. 

Si vous connaissez d’autres endroits qui accepteraient de recevoir un livre
en dépôt, n’hésitez pas à me les proposer.

 

Vous pouvez trouver, en annexe, une présentation de chacun des deux romans
que j’ai écrits, avec quelques extraits.

 

Je vous souhaite une fin d’année riche en projets, en bons souvenirs, en
envies diverses, et avec le plaisir tout simple de se retrouver au chaud
chez soi ou entre amis.

Paule

 

 

Jules et Ambroise, Paule Ma

Roman

Auteur-éditeur

Quevaucamps, Belgique, 2011

Ouvrage imprimé sur papier recyclé.

Presses numériques de labelpages sprl.

 

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A un tournant de sa vie, Julie s’interroge sur son passé et sur ce que l’avenir lui réserve. Dans un monde en transformation, elle tente de construire son présent de femme d’un nouveau millénaire.

 

 

Quelques extraits… comme un avant-goût…

 

« On l’avait appelée Julie, en souvenir de son arrière-grand-père, Jules, qui était marbrier. Elle avait gardé de lui, sur la cheminée, un bloc de marbre blanc taillé en forme de livre surmonté d’un pigeon, et dans un coin de sa mémoire le souvenir d’un homme fort, vieux et anguleux, qui jouait avec le chat du bout de ses pantoufles écossaises »

« Mais dans ses rêves, parfois, revenait Ambroise. Il lui parlait de tropiques, de voyages interminables à travers la forêt des désirs, de rendez-vous fixés depuis des âges immémoriaux dans les courbes du temps. »

« L’horloge gigantesque fixée contre le mur extérieur affichait minuit moins le quart. Les gens remontaient la rue. Le gel mordait les lèvres et revigorait les cœurs. Fraîchement restaurée, avec ses portes et châssis en rouge et vert, sa toiture saupoudrée d’une fine couche de givre argenté et ses pierres de sable proprement rejointoyées, la maisonnette avait un air de vieille dame qui se serait faite élégante pour le réveillon.« 

« Au temps du Peace and Love, en ce printemps chaud de 1968, je portais les cheveux longs et dénoués. J’avais renoncé aux soutiens-gorge. Je voulais laisser courir la vie et les idées dans tous les sens. Prendre ce qui venait, puisqu’il était clair que tout, ou presque tout, ce qu’on m’avait enseigné jusque là était à changer.  »

« Une fille dynamique, pleine de projets, enthousiaste, heureuse de vivre, décidée à changer le monde, une anarchiste. Elle était convaincue que les humains sont capables de décider pour eux-mêmes et par eux-mêmes, sans avoir à s’abriter sous les principes d’une religion ou s’appuyer sur l’autorité d’un chef, que le monde tournerait plus rond si on éliminait les ministres, les rois, les gouvernants de toutes sortes, toute cette engeance qui suçait le sang du peuple en faisant semblant de le protéger. Elle croyait que l’homme était bon. »

« Il disait que la vie est une grande salope, une vieille pute qui fait souffrir, une dévoreuse qui prend ce qu’elle donne, que chaque cadeau est accompagné d’une blessure. Elle arrache ceux qui sont en pleine joie et fait croupir, pourrir, ceux qui n’ont plus rien à faire avec elle, et elle les regarde se débattre dans leur propre merde. Il disait que pourtant, il l’aimait, la vie, et qu’il voulait continuer à l’embrasser. »

« Prendre comme modèle un homme disparu dans les replis du temps. C’était simple, commode. Un homme dont je ne gardais que quelques gestes, quelques sourires, quelques photos, quelques mots restés épinglés dans les creux des souvenirs, un homme dont je connaissais si peu de choses que je pouvais le réinventer. »

« Il s’est levé de son siège. Il avait un ventre proéminent que je ne lui connaissais pas, le ventre de ceux qui n’ont plus la possibilité de donner de l’exercice et du plaisir à leur corps. Il marchait lentement et majestueusement. On pouvait reconnaître le roi nègre. »

« Pour la fin du millénaire, un chanteur wallon avait décidé : « le 9-9-99, le monde sera veuf ou neuf ». Julie et Zoé furent de la partie. Le 9 septembre 1999, la grande esplanade installée par Julos Beaucarne à Tourinne-la-Grosse était ceinturée avec des tourets superposés, des pagodes postindustrielles qui s’élançaient vers le ciel. « Avec des cathédrales pour uniques montagnes », disait Jacques Brel au temps de notre jeunesse. »

 

La vraie vie de la ville

Paule Ma

Auteur-éditeur

Quevaucamps, Belgique, 2011

Première édition 1998

Ouvrage imprimé sur papier recyclé.

Presses numériques de labelpages sprl.

 

 

 

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L’histoire d’une femme

dans la ville de Mexico,

durant l’année 1985.

Une histoire d’amours

de rencontres, de désirs,

de réalité, de liberté.

Une histoire où le ventre de la femme

se confond parfois avec celui de la ville.

 

 

 

 

Quelques extraits… comme un avant goût…

 

« C’est ce jour -là que j’ai décidé d’écrire ton histoire. Mais je ne savais pas bien si ce serait vraiment ton histoire… Elle était tellement mêlée à la mienne et à ce coin de colline vert et gris, planté au bord de la ville, où nous étions venues chercher racine… Je te connaissais si peu… »

« Je n’ai jamais su ce que tu avais fait, Claudia, depuis ce jour où tu es partie. Tu m’as dit, un jour, sans trop insister, que tu avais cherché du travail. Je n’ai pas cherché à en savoir plus. Mais j’ai voulu inventer ta vie. »

« C’était une nuit de celles qui donnent envie de vivre, de veiller. La chaleur de la journée était restée accrochée aux vieux murs où s’enlaçaient les couleurs roses et orangées du chèvrefeuille. On percevait, par endroits, des senteurs d’herbes aromatiques. Des bouteilles de vin rouge et des morceaux de pizza glissaient parmi les invités. »

« Elle aimait le contact avec la ville qui se réveillait, l’odeur de graisse et de sueur des bus débordant de monde, la radio à plein volume, les hommes et les femmes assoupis sur leur siège et secoués par les irrégularités de la route, la fraîcheur du matin, la lumière rouge du ciel qui transformait pour un bref instant la ville en un feu d’artifice, et puis, au moment de descendre, quand le jour n’était pas encore complètement clair, la lueur du petit buffet-restaurant où on servait à déjeuner dès six heures trente. »

« La ville dansait autour d’elle au son des musiques qui résonnaient encore dans sa tête. Elle savourait en elle la présence de cette jeunesse qu’elle n’avait pas vécue. »

« C’est alors que tout changea. Claudia ne reconnaissait plus rien : l’horreur occupait la rue. On aurait dit que la ville s’était retournée sur elle-même. Les gens couraient dans tous les sens, le regard hagard. Une femme, à genoux sur l’asphalte, levait les bras au ciel et criait que la fin du monde était arrivée. »

« Sur la colline de l’Ajusco, l’air était doux. Il y avait des arbres et des enfants joyeux. Elle écrasa entre ses doigts une feuille de cempazuchil* sauvage. Le jus de la plante colora sa peau. Elle respira. L’odeur était revigorante. Elle sentit remonter la vie en elle. Elle pensa aux yeux verts de Mario. »

 

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